| LE "PARANORMAL", NOUS N'Y CROYONS PAS. NOUS L'ETUDIONS. |
Congrès Euro-PA à Chartres (1999) et Paris (2003, 2007)
Congrès PA à Paris (2002) (Extraits ici, ici et ici)
Congrès PA à Paris (2010) (Résumés de la Journée Francophone ici)
Le journaliste Stéphane Allix a co-fondé l’Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires (INREES) en juin 2007. L’un des objectifs de cette association est de sensibiliser les professionnels en santé mentale, les médecins et les soignants en général, aux expériences extraordinaires que disent traverser un grand nombre de personnes. Leurs témoignages portent sur des visions qualifiées de surnaturelles, le vécu de phénomènes physiques ou subtils de nature inexplicable, des épisodes intenses vécus au seuil de la mort, ou au retour d’une expérience de mort imminente, des communications ou des rencontres avec des entités, ou des esprits, des transformations psycho spirituelles...
Depuis novembre 2007, l’INREES a eu pour priorité la rédaction d’un Manuel clinique des expériences extraordinaires qui a reçu le soutien de plusieurs membres de l’IMI. Ce manuel vise à présenter par catégorie une description clinique de la totalité des expériences extraordinaires répertoriées à ce jour, ainsi que des suggestions d’approches thérapeutiques et d’écoute. Cet ouvrage novateur et très attendu a pour but de proposer des outils de connaissance et de réponse thérapeutique à des professionnels en santé mentale souhaitant être mieux informés des connaissances scientifiques actuelles sur ces expériences extraordinaires. Avec quelle méthodologie dissocier dans le récit d’une expérience extraordinaire le pathologique du non pathologique ? Et que faire ensuite ? Stéphane Allix nous parlera de ce manuel et des nombreuses rencontres qui l’ont accompagné.
La majorité des recherches sur les phénomènes psi - tels que la clairvoyance, la télépathie et la psychokinèse - admettent tacitement que le paranormal est associé de façon prédominante avec un individu à la fois. Du coup, les parapsychologues tendent à comprendre les phénomènes psi en termes psychologiques. Mais qu’en serait-il si ces phénomènes se produisaient en dehors de ces manifestations individuelles ? A quoi cela ressemblerait-il et comment cela pourrait-il être étudié ? La parapsychologie pourrait-elle se joindre à une « paraphysique » pour examiner les processus psi sous-jacents au fonctionnement du monde ?
Ces questions portent le challenge central du « Projet de la conscience globale » (Global Consciousness Project, GCP). Le GCP est une expérimentation sur une longue durée qui explore la possibilité que les liens psi entre l’esprit et la matière sont étendus, voire planétaires. L’analyse porte sur des données collectées continuellement sur un réseau global de Générateurs de Nombres Aléatoires ( GNA). D’autres recherches ont montré que les GNA étaient sensibles à l’influence psi des individus. Après 10 ans de fonctionnement, les résultats surprenants du GCP montrent que le réseau global des GNA subit des variations subtiles à des moments d’émotions collectives et massives dans le monde - par exemple, la célébration du nouvel an ou la réaction au Tsunami d’Asie du Sud-est de 2004. Ces recherches suggèrent qu’on pourrait détecter et exploré expérimentalement le « fonctionnement en arrière-plan » du psi. Elles suggèrent aussi que, en tant qu’humains, nous sommes connectés avec notre planète, mais aussi avec les autres, par des moyens que nous n’avions peut-être pas imaginés.
Peter Bancel, physicien et membre du Comité Directeur de l’IMI, gère les analyses du GCP depuis 2003. Sa conférence fera le point sur cette recherche, et indiquera les implications et nouveaux horizons pour la métapsychique.
La réédition aux éditions Cheminements/Arsis de notre ouvrage sur les Apparitions (Présence de l’Invisible, dont le titre original était « Apparitions/Disparitions ») nous amène à en préciser les contours. En effet, le laboratoire d’anthropologie de l’imaginaire que nous dirigions à l’époque à l’UCO (le GRIOT) a étudié, de 1993 à 1998, une douzaine de sites d’apparitions dans l’Ouest et le Centre de la France : Pontmain, La Fraudais, Pellevoisin, Tilly sur Seulles, Loublande, L’Isle Bouchard, Dozulé, Kérizinen... Leur compréhension n’aurait pas été opératoire pour nous sans un regard singulier, consistant à mettre en œuvre une perspective multiple, croisée sur des phénomènes dont l’aspect échappe au déterminisme. Travailler sur les phénomènes d’ apparitions, c’est se demander légitimement ce qu’ils révèlent, manifestent, donnent à voir qui était de l’ordre du caché, du non-dit, voire du refoulé ou s’ils témoignent d’une réalité intermédiaire ? Renvoient-ils à des croyances dont les acteurs auraient intériorisé les prescriptions ou encore exécuteraient les injonctions ? Mettent-ils en évidence un imaginaire à la fois radical, social et culturel, dans ses dimensions diachronique et synchronique ? Nous nous trouvons donc avec plusieurs niveaux d’interrogation qui déterminent nos enquêtes et préparent nos interprétations, lesquelles interfèrent en feed-back constant. D’où la présence de chercheurs de différentes disciplines dans la rédaction de cet ouvrage : historien, mythologue, psychosociologues, sociologues, linguistes, sémiologues, anthropologues.
Le conférencier

Georges Bertin est Docteur en sciences de l’Education, docteur habilité à diriger les recherches en sociologie, Directeur de recherches au CNAM Pays de la Loire et à l’Université de Pau, Directeur des revues Herméneutiques sociales et Esprit Critique. Il est également membre du centre international de recherches sur l’Imaginaire, du Cercle d’Etudes Normand d’anthropologie, et dirige au CNAM un séminaire de recherches sur l’anthropologie de l’Imaginaire. Membre du Comité d’Honneur de l’IMI, il fait partie du Comité de rédaction du Bulletin Métapsychique.
Bien que l’évolution soit rarement mentionnée dans le contexte de la parapsychologie, si on soutient que la perception extra-sensorielle - et en particulier la précognition -, est une capacité humaine réelle, alors l’évolution doit contribuer à notre compréhension du fonctionnement des capacités psi. Les récents développements de nos connaissances sur le rôle de la mémoire et des émotions fournissent des indices-clés sur la façon dont la perception extra-sensorielle peut faire partie de notre très importante capacité d’adaptation à l’environnement.
Le conférencier
Richard S. Broughton est Ph.D en psychologie. Il a rejoint en 2003 la division de psychologie de l’Université de Northampton au Royaume-Uni où il est membre du Centre pour l’étude des processus psychologiques anomaliques (CSAPP). Ses sujets de recherche privilégiés sont dans le domaine de l’intuition et de la prise de décision intuitive, spécialement lorsqu’elle implique une perception extrasensorielle. Depuis longtemps, il pense que les facultés dites paranormales peuvent être comprises dans un contexte évolutioniste, ce qui implique de mettre au jour les mécanismes sous-jacents. En plus de nombreux articles scientifiques, Broughton est auteur de Parapsychologie : Une science controversée (Editions du Rocher, 1995), une introduction populaire à ce domaine, saluée par la critique, et traduite en cinq langues. Broughton a également été par deux fois président de la Parapsychological Association, et fut longtemps un membre du comité directeur de cet organisme. Il est membre du Comité d’Honneur de l’IMI.
Alexis Didier est né à Paris en 1826. C’est un voyant, ou plutôt un somnambule extra-lucide comme on dit à cette époque, c’est-à-dire quelqu’un qui, plongé dans un sommeil artificiel par son magnétiseur, développe des pouvoirs inouïs. Il voit à distance, lit dans des livres fermés, capte des indices à travers les objets qu’on lui présente. Si les somnambules sont légion dans ce siècle partagé entre la nostalgie de l’illuminisme et la foi en une rationalité scientifique héritée du siècle des Lumières, il est, lui, le voyant le plus charismatique de son temps. Précoce : il commence sa carrière à quatorze ans. Prodigieux : ses pouvoirs sont stupéfiants, immense sa notoriété qui dépasse les frontières et le convie chez les plus grands. Mystérieux : il disparaît tout à coup de la scène publique, jusqu’à sa mort en 1886.
L’expérience somnambulique est dangereuse, excitante, poétique. Nerval, Hugo, Dumas, Gautier et d’autres qui ont vu œuvrer le voyant ne s’y sont pas trompés. Alexis déchaînera les passions.
C’est sa vie qui est racontée ici, dans son exactitude chronologique, telle que nous l’a restituée l’admirable travail de Bertrand Méheust, mais aussi dans ce qu’elle a pu receler de plus secret et qui n’a pas laissé de trace. Vie rêvée à travers les arcanes du Tarot qui convoquent le passé, vie réincarnée par l’écriture romanesque plus que biographie exacte, cette vie nous captive à travers les questions qu’elle soulève : quels sont ces mystérieux pouvoirs ? D’où Alexis les tenait-il ? Que vient-il nous dire encore aujourd’hui ?
Christine Brusson est enseignante en lettres, et auteure d’Alexis, la vie magnétique. Bertrand Méheust est philosophe et membre du Comité Directeur de l’IMI.
Lorsqu’elle est partie en Australie en 1992 pour apprendre la communication facilitée, Anne-Marguerite Vexiau ne savait pas à quel point la méthode qu’elle allait introduire en France était extraordinaire. Soutenir la main de quelqu’un pour lui permettre de parler (comme elle le relate dans son premier livre Ta Main pour parler) c’est en effet ouvrir à la personne « facilitée » la voie de l’expression consciente de ses pensées, désirs, souffrances et joies, mais c’est aussi lui donner accès à son être le plus profond... Voilà pourquoi faire une séance de communication facilitée, en conscience, ou de psychophanie, en prise avec les profondeurs de l’être, est toujours, pour le/la facilité(e) comme pour la facilitante que je suis, une expérience hors du commun, que je vais tâcher de vous faire partager au cours de cette conférence.
Sylvie Drouot, thérapeute, est une élève d’Anne-Marguerite Vexiau en psychophanie.
Voir, prédire, traverser les miroirs du temps, voyager dans des univers parallèles, ces phénomènes réels ou irréels, vrais ou rêvés, s’ils sont universels, n’en ont pas moins une histoire complexe et tortueuse, chacun possédant une signification particulière qui évolue au fil du temps. C’est cet envers et ces errances de la raison, cette emprise ancienne et protéiforme de la voyance sur nos sociétés qui sera exposée, mettant au jour les multiples ébranlements des frontières entre science et religion, savoir et croyance, normal et anormal.
La conférencière
Nicole Edelman est maître de conférences en histoire contemporaine (Paris Ouest Nanterre). Elle a publié plusieurs ouvrages abordant la voyance : Voyantes, guérisseuses, visionnaires en France (1995, Albin Michel) ; Les métamorphoses de l’hystérique (2003, La Decouverte), Histoire de la voyance et du paranormal (2006, Seuil), Voyances (2008, Seuil) et Histoire sommaire de la maladie et du somnambulisme de Lady Lincoln (2009, Taillandier) présenté avec Luis Montiel et Jean-Pierre Peter.
En 1900, le psychologue suisse Théodore Flournoy publiait Des Indes à la planète Mars : étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie. Dans ce livre fascinant, il présentait un médium qui, lors de ses transes, multipliait les visions, les langues étranges et les identifications à des figures du passé, telle Marie-Antoinette. Catherine-Elise Müller, plus connue sous le pseudonyme d’Hélène Smith, a intrigué les psychanalystes (Jung, mais aussi Lacan), les linguistes (Ferdinand de Saussure assista même à quelques séances), les surréalistes (André Breton la prend pour modèle de son personnage Nadja), etc. Le travail de Flournoy a mis en lumière plusieurs processus psychologiques de cette médiumnité, mais d’autres questions posées par ce cas sont restées dans l’ombre. C’est seulement au XXIe siècle que l’on a compris, par exemple, la provenance de la langue martienne et de la langue indienne parlées par le médium. A la lumière d’éléments nouveaux, le cas d’Hélène Smith mérite d’être revisité.
Huub Engels est Docteur en Psychopathologie de la langue, chercheur invité à l’Institut Max Planck de Psychiatrie de Munich.
Le Dr Pierrette Estingoy est praticien hospitalier en psychiatrie sur Lyon, et auteure de plusieurs travaux scientifiques et universitaires sur Charles Richet (1850-1935), physiologiste français, né et mort à Paris. Durant sa vie fort longue, il s’intéressa vivement aux phénomènes paranormaux selon la terminologie moderne, autrement dit, à ces phénomènes étranges qui servirent de substrat au spiritisme, auquel il n’adhéra jamais.
La carrière scientifique de Charles Richet est exemplaire : agrégé de la Faculté de médecine en 1878, professeur de Physiologie en 1887, membre de l’Académie de médecine en 1898, de l’Institut (Académie des sciences) en 1914. Enfin, pour couronner sa découverte avec Portier du phénomène de l’anaphylaxie, il reçoit le prix Nobel de Médecine en 1913.
Au premier regard, on peut trouver étonnant, voire paradoxal, cet intérêt continu et enthousiaste que le savant porta au magnétisme animal, à la voyance, à la télékinésie, aux matérialisations. Autant de termes étranges, presque ridicules en ce début de XXIème siècle. Car Charles Richet, mena de front des recherches scientifiques "classiques", brillantes et internationalement reconnues, en physiologie, et des recherches en métapsychique (parapsychologie d’aujourd’hui) abondantes et variées, sanctionnées par un ouvrage d’intention scientifique, le Traité de métapsychique, en 1922.
Mais pour mieux clarifier l’état d’esprit du savant, il faut se replacer dans le cadre d’influence sociologique de cette fin de XIXème siècle, où se disputent les ambitions scientistes et le retour du merveilleux. Ensuite seulement nous pourrons tenter d’analyser son point de vue, les implications et les conséquences qui en découlent à travers l’histoire de la psychologie, du spiritisme et de la parapsychologie.
Selon la métaphore de la sphère de la connaissance de Pascal, l’inconnu progresse de concert avec le connu. Plus la science s’enrichit de données et plus ses zones de contact avec la surface de l’inconnu s’agrandissent. Aussi est-il légitime de s’interroger sur la place importante des croyances paranormales - ou croyances scientifiquement inacceptables à un instant donné - et les expériences exceptionnelles - ces vécus qui entrent en conflit avec le modèle de la réalité que chacun se construit. De quoi s’agit-il ? Quels itinéraires peuvent suivre ceux qui croisent le « paranormal » ? L’inconnu est aussi le domaine de la science, avec des anomalies qui sont souvent repoussées aux marges des parasciences. Qu’est-ce qu’un parascientifique ? Comment son travail est-il traité sur le plan scientifique, social et culturel ? Que peut dire ce savoir sur ce que pense et vit une majorité de la population ? Cette conférence est une introduction à certains problèmes complexes que pose l’inconnu et une découverte de ses multiples acteurs.
L’intervenant
Renaud Evrard est psychologue clinicien au CMP Jeanne d’Arc à Thionville ainsi que dans le Centre d’Information, de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles (www.circee.org). Sa thèse de psychologie en cours à l’Université de Rouen porte sur la clinique différentielle des expériences réputées psychotiques dans des populations d’adolescents et d’adultes.
Antoine Faivre est un professeur émérite de l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
Nous examinerons plusieurs discours polémiques sur la métapsychique et le spiritisme dans le contexte français de la IIIème République (1870-1945). D’une part, un discours propre à une médecine aliéniste tentant d’ingérer certains phénomènes marginaux au sein de syndromes ou d’entités nosographiques morbides (folie spirite, délire métapsychique, névrose médiumniforme...). D’autre part, il s’agira de cerner certains enjeux propres à la théologie catholique, celle-ci usant d’une critériologie du discernement des esprits pour verrouiller la porte d’accès au surnaturel, au profit d’une lecture de type « préternaturel » extrêmement ambivalente à l’égard de ces mêmes phénomènes.
Enfin, à terme, nous tenterons de dégager certaines alliances (et autres malentendus) a priori contradictoires, entre une théologie catholique de type apologétique et un discours scientifique d’essence naturaliste émanant quant à lui de la médecine aliéniste. L’objectif commun postulé fut de refouler cet objet polémique, diabolique ou pathologique, en lui refusant un destin alternatif, objet qui pourtant ne cessera de faire retour et résistance en marge de ces disciplines. Une fois cette trame avancée, notre propos visera également à saisir quelques noeuds dans ces discours et d’envisager certains points de fuites mettant à mal l’aspect faussement clivé de cette bipartition disciplinaire annoncée.
Stéphane Gilson est docteur en psychologie.
Depuis le début du XXe siècle, des archéologues ont fait appel aux perceptions extrasensorielles d’intuitifs pour les aider à localiser des sites archéologiques ou leur fournir des informations sur des documents provenant de fouilles. L’outil psi, qui a maintes fois fait ses preuves en archéologie, constitue une formidable économie de moyens technologiques et humains. Reste que sa maîtrise n’est pas encore pleinement assurée, chaque chercheur se trouvant confronté aux difficultés de ses prédécesseurs sans en connaître toujours les solutions. C’est dans ce paysage qu’à la suite de l’IMI, IRIS-PA développe actuellement le programme Time-Machine.
Les conférenciers
Docteur en informatique (intelligence artificielle), Alexis Champion, après avoir notamment été directeur de l’IMI en 2008-2009, est fondateur directeur d’IRIS i.c. (une structure commerciale proposant des prestations de service mettant en œuvre les capacités de perception extrasensorielle) et préside à IRIS-PA (une association à but non lucratif dédiée à la recherche en parapsychologie appliquée). Il a mené pendant plusieurs années des recherches au sein d’entreprises privées et d’instituts publics (UMR CNRS de Valenciennes, INRETS). Il est l’auteur d’une quinzaine d’articles et de communications scientifiques de niveau international dans les domaines de l’informatique, des transports, de la simulation et de la parapsychologie.
Docteur en archéologie, Jean-Olivier Gransard-Desmond est archéologue indépendant, spécialiste de la relation homme-animal. Il a notamment travaillé sur le chien (Étude sur les canidae des temps pré-pharaoniques en Égypte et au Soudan, BAR-IS 1260, Oxford, 2004), le lion et les bovins. Ayant découvert les possibilités du psi appliqué à l’archéologie, il s’intéresse depuis quelques années à l’archéologie intuitive. Il est notamment à l’origine du programme Time-Machine.
Avez-vous déjà vécu des coïncidences surprenantes, été témoin de curieux concours de circonstances ou bénéficié de coups de chance étranges ? Est-il juste de toujours mettre ces phénomènes sur le compte du hasard ?
Philippe Guillemant est physicien et chercheur au CNRS. En parallèle de sa carrière, il a vécu plusieurs expériences de synchronicité qu’il essaye de comprendre scientifiquement et spirituellement. Son livre, La Route du Temps - Théorie de la Double Causalité (Le Temps Présent, 2010 ; extraits et critiques sur http://www.doublecause.net) est un ouvrage clair et compréhensible sur les mécanismes possiblement à la base des coïncidences significatives. Il avance pour cela deux postulats physiquement acceptables. D’une part, la réversibilité du temps dans un univers relativiste où le futur serait déjà réalisé selon de multiples versions. D’autre part, le libre arbitre de l’homme dans un univers macroscopiquement indéterministe où le hasard semble pourtant être le roi des décisions. Il s’agit cependant de repérer que ce que la science appelle hasard cacherait en fait un autre déterminisme, du futur vers le passé, à l’inverse de la flèche du temps. D’après Guillemant, ce qui n’est pas déterminé par le passé le serait ainsi par le futur. Il propose des manières de tester ses hypothèses, notamment en provoquant soi-même ces coïncidences.
Le futur est-il déjà là ? Peut-on modifier des évènements à venir et, réciproquement, ces changements dans le futur peuvent-ils influencer le présent ?
Philippe Guillemant est physicien et chercheur au CNRS. En parallèle de sa carrière, il a vécu plusieurs expériences de synchronicité qu’il a essayé de comprendre scientifiquement et spirituellement. Lors de sa conférence à l’IMI en novembre 2010, il a présenté son livre, La Route du Temps - Théorie de la Double Causalité (Le Temps Présent, 2010 ; extraits et critiques sur http://www.doublecause.net), un ouvrage clair et compréhensible sur les mécanismes pouvant être à la base des coïncidences significatives. Loin de n’être que des épiphénomènes, les coïncidences ouvrent vers de nouvelles hypothèses en physique. La Théorie de la Double Causalité conduit ainsi à postuler, d’une part, une réversibilité du temps dans un univers relativiste où le futur serait déjà réalisé selon de multiples versions ; d’autre part, un libre arbitre de l’homme dans un univers macroscopiquement indéterministe où le hasard semble pourtant être le roi des décisions.
Le conférencier
Philippe Guillemant est Physicien du Rayonnement et chercheur au CNRS. Il dirige aujourd’hui des recherches visant à concevoir le système visuel des cerveaux qui équiperont les robots de demain, humanoïdes et industriels. Il a reçu plusieurs distinctions pour les résultats de ses travaux en vision artificielle, notamment le Cristal du CNRS.
L’IMI a présenté deux ouvrages signés de membres de son Comité Directeur :
100 mots pour comprendre la voyance, par Bertrand Méheust (Ed. Les Empêcheurs de Penser en Rond - Octobre 2005)
Les Aventuriers de l’Esprit - Une histoire de la parapsychologie, par Grégory Gutierez, avec la participation de Nicolas Maillard (Ed. Presses du Châtelet - Octobre 2005)
A cette occasion, les auteurs Bertrand Méheust et Grégory Gutierez ont proposé une "conférence à deux voix", sur le thème "Bilan et perspectives pour une métapsychique du XXIe siècle", où ils ont eu le plaisir de présenter et de signer leurs ouvrages. La conférence fut suivie d’une discussion ouverte et conviviale avec les deux auteurs.
La parapsychologie moderne s’intéresse principalement aux phénomènes psi associés à des organismes vivants : télépathie, précognition, clairvoyance. Cependant les pères de la recherche psychique étaient par-dessus tout motivés par une question d’un autre ordre et des plus difficiles qui soit : l’existence de l’âme. Pouvait-on, se demandaient-ils, étudier scientifiquement qu’une partie de nous survit à la mort du corps, - une sorte de soi indépendant du cerveau, ou au moins un agrégat de souvenirs ?
Seule une poignée de chercheurs étudient encore cette question fondamentale avec des outils scientifiques. L’approche qui semble la plus fascinante a été initiée voici 50 ans par le travail révolutionnaire du professeur Ian Stevenson. Il a enquêté sur des cas d’enfants semblant avoir des souvenirs de leurs vies antérieures.
Avec la mort de Stevenson, le Dr. Erlendur Haraldsson est devenu la référence mondiale de ce domaine. Il a en effet étudié de nombreux cas d’enfants ayant des souvenirs de vies antérieures au Liban, au Sri Lanka, ainsi qu’en Inde et en Islande. Ses enquêtes se focalisent sur la façon dont on peut vérifier les déclarations faites par ces enfants, en utilisant les données sur une personne décédée qui correspondraient aux descriptions faites par les enfants. Il a donc examiné les explications parapsychologiques, psychologiques, religieuses et culturelles de ce phénomène.
Dans sa conférence, le professeur Haraldsson a décrit ses méthodes de recherche, ses découvertes majeures, ainsi que certaines des implications de ce domaine fascinant.
Erlendur Haraldsson est professeur émérite de psychologie à l’université d’Islande. Il a publié de nombreux articles dans des journaux scientifiques. Il est de plus l’auteur de cinq livres, certains publiés en plusieurs langues, dont un en français : Ce qu’ils ont vu... Au seuil de la mort. Paris : Club Loisirs, 1983.
L’esprit est un système-réseau liant transversalement de façon dynamique les multiples niveaux cognitifs (intellect, psyché, émotions, sensations, systèmes biologiques, neurones) au travers de réseaux dynamiques hautement différenciés : les constellations sémantiques (ou SeCos). Une même dynamique de chaînage spontané et d’inter-influences pose à la fois l’auto-organisation cognitive et l’apprentissage. Mais cette dynamique implique de plus un échange d’informations et des influences réciproques (de faible envergure mais constants) entre une conscience et son environnement humain et physique fondant ainsi la possibilité d’un psi réceptif et projectif (ESP et PK) comme des valeurs extrêmes d’une dynamique bas-niveau inhérente au système cognitif. SFT est l’unique théorie du psi (à ce jour) développée à partir d’une théorie cognitive complète et publiée.
La conférencière
Christine Hardy, docteur en psycho-ethnologie, a conduit des recherches tant théoriques que pratiques sur la conscience, à travers l’ethnologie, la parapsychologie expérimentale, la psychologie transpersonnelle et jungienne. Elle a travaillé comme assistante de recherche aux Psychophysical Research Laboratories de Princeton, USA, tout en élaborant sa thèse de doctorat. Puis elle a été, durant une dizaine d’années, présidente d’Interface Psi (LRIP), une association de recherche visant l’investigation des interactions psycho-physiques et des potentiels humains latents.
Christine Hardy a développé, dans le cadre des sciences cognitives, la Théorie éco-sémantique, basée sur la théorie des systèmes, les réseaux neuronaux, et la théorie du chaos, et présentée dans son ouvrage, Networks of Meaning (Westport, CT, USA : Praeger, 1998) et dans une cinquantaine d’articles et présentations (http://hardy.christine.free.fr). Elle a à ce jour conduit de nombreux séminaires et publié une douzaine de livres sur les domaines scientifiques de pointe et sa propre recherche théorique, qu’elle présente par ailleurs continûment dans divers congrès internationaux.
Bibliographie
Théorie : 1998. Networks of Meaning : A Bridge between Mind and Matter. Ct : Praeger.
Thèse de doctorat (en 2 livres) : 1988. La science et les états frontières. Paris : Ed. du Rocher.
1995. Le vécu de la transe. Ed. Du dauphin. (Lebaud 1991 ; Pocket 1996).
Développement personnel : 2002. La pensée agissante. Ed. du Dauphin.
1999. Découvrez la pensée positive. Ed. du Rocher.
2008. Decoding the Sacred Network. Terra Futura Publishing.
Science-fiction : 2008. Diverging Views. Terra Futura Publishing.
Toutes les études hospitalières sur les EMI amènent aux mêmes conclusions, et de nos jours plus personne, même parmi les sceptiques, ne peut nier l’existence -sinon la réalité- de ces expériences.
Pourtant, si 30 ans ont passé depuis que ces dernières sont apparues sous les yeux de la science, aucune discipline n’a pu à ce jour proposer une explication qui rende compte de l’ensemble de leurs caractéristiques, en particulier la persistance de la conscience, une perception -avérée par des détails objectifs et des repères temporels- et une mémorisation théoriquement impossibles compte tenu des circonstances, sans oublier les retentissements d’ordre existentiel et éthique qui sont étonnants au vu de la courte durée de l’expérience.
Beaucoup plus qu’une simpliste interrogation sur la « vie après la mort », les EMI sont certainement une mine d’or pour l’étude de notre conscience. Comment aborder l’étude scientifique de ces expériences ? Quelles sont les pistes et les expérimentations possibles ? Comment éviter les pièges et malentendus d’une recherche qui touche autant à la science qu’à la transcendance ?
Jean-Pierre Jourdan est médecin, vice-président et directeur de la recherche médicale de Iands-France.
Le grand psychologue et parapsychologue Stanley Krippner est venu en France pour une conférence. Spécialiste des relations entre Etats Modifiés de Conscience et phénomènes psi (il a entres autres travaillé avec Montague Ullman au Maimonides Hospital sur les rêves télépathiques), il est venu rapprocher différentes dimensions du psychisme explorées dans sa carrière de chercheur.
Stanley Krippner est également co-auteur, avec Ambroise Roux, de l’ouvrage "La Science et les Pouvoirs Psychiques de l’Homme". Son site : http://www.stanleykrippner.com
Le rêve a toujours intrigué l’homme. Source d’inspiration et de créativité, fenêtre sur les profondeurs psychiques, il a été associé, dans toutes cultures, aux phénomènes paranormaux - télépathie, clairvoyance, prophéties et prémonitions. Existe-t-il une base scientifique à cette croyance universelle ?
Les expériences de laboratoire sur la télépathie par le rêve, de Stanley Krippner et Montague Ullman, sont parmi les plus remarquées de l’histoire de la parapsychologie. Elles introduisirent l’étude des états modifiés de conscience en relation avec le psi, utilisant les outils neurophysiologiques de point de l’epoque pour repérer les périodes de rêve ; ils cherchèrent à affiner l’atmosphère psychologique de l’expérience psi, évitant l’approche comportementaliste, superficielle, qui était en vogue ; ils ont également introduit une approche psychodynamique dans les recherches de laboratoire, mettant l’accent sur les aspects inconscients de l’expérience psi. Krippner abordera ces recherches, les théories qui tentent d’expliquer ce lien entre rêves et psi, ainsi qui l’apport de ses investigations plus larges sur les EMC, la transe, et les pratiques chamaniques.
Depuis vingt ans, Maud Kristen frappe les esprits lors d’apparitions télévisées au cours desquelles elle devine le contenu d’enveloppes scellées ou se prête à des exercices de vision à distance. Elle nous livre ici l’histoire de sa vie, la découverte de ses capacités extrasensorielles et le combat qu’elle mène pour que les scientifiques acceptent enfin de considérer le paranormal et la voyance comme sujets de recherche à part entière... Comment se déroule une consultation ? Quelles en sont les limites ? Maud Kristen relate certaines expériences aux résultats étonnants, révèle ses méthodes et la part la plus secrète de son travail, notamment au service du monde de l’entreprise et des sphères du pouvoir...
Née en 1964, Maud Kristen est voyante. Sa réputation est internationale. Elle est l’auteur de Pour en finir avec Madame Irma (Calmann-Lévy, 1990), Fille des étoiles (J’ai Lu, 1999) et Ma vie et l’invisible (J’ai Lu, 2008).
Thomas Landrez présentera l’état du débat actuel en philosophie de l’esprit en s’efforçant de dégager les présupposés théoriques du matérialisme et du dualisme. Il sera notamment question des théories de la mémoire et de l’ « engramme » cérébral, ainsi que de la perception et de l’action consciente. En partant des modèles méconnus développés par William James et Henri Bergson, il évaluera des modèles « néo-dualistes » plus subtils du rapport du mental et du cérébral. James et Bergson intégraient dans leurs vues à la fois des phénomènes habituels et des phénomènes moins ordinaires, comme ceux de la métapsychique. Philosophes, ils surent être aussi des expérimentateurs pour s’assurer avec pragmatisme des lois régissant ces phénomènes. Les théories de la relation corps-esprit proposées par ces auteurs permettent notamment de proposer de nouvelles solutions à de nombreux débats de la philosophie de l’esprit contemporaine.
Thomas Landrez est doctorant en philosophie. Il s’est spécialisé dans l’étude des modèles néo-dualistes modernes de l’articulation et de l’interaction du « mental » et du « cérébral ». Son travail se nourrit à la fois de la philosophie de l’esprit classique et contemporaine, des sciences cognitives, de la psychopathologie et de la biologie. Après avoir soutenu un mémoire de maîtrise classique dont le sujet portait sur l’originalité de la conception bergsonienne du rôle du cerveau dans la vie psychique consciente, il a consacré son mémoire de Master II à une présentation et une défense des conceptions modernes méconnues du rapport corps-cerveau-esprit. Il travaille actuellement sur une thèse portant sur l’interprétation du fossé explicatif existant entre les états de conscience décrit en première personne et les descriptions fonctionnelles en troisième personne des événements neurophysiologiques qui y sont corrélés.
Professeur de littérature et de civilisation médiévales à la Sorbonne et auteur de plus de trente ouvrages sur les légendes, les mythologies, le légendaire de la mort et les créatures du folklore fantastique, Claude Lecouteux revient à la rentrée 2007 avec son nouvel essai La maison hantée : Histoire des poltergeists chez Imago. Dernier volet de son enquête aux frontières du réel, l’anthropologue s’attaque à l’une des plus célèbres formes de hantises : les esprits frappeurs. Point de fantôme dans la maison hantée de Claude Lecouteux mais des troubles physiques et psychiques, d’ordre socio-affectif, qui trouvent un moyen d’expression dans les phénomènes inquiétants de notre quotidien domestique : déplacement d’objets, bruits et apparitions inexplicables. .. Encore une fois, le problème n’est pas la chasse gardée du XIXème siècle, certes âge d’or de l’ésotérisme, mais remonte assez loin dans l’histoire des superstitions populaires, les sources d’informations étant plus rares pour les temps anciens.
Des extraits de son livre sont disponible ici.
La « sortie du corps » connaît un regain d’actualité dans le cadre des neurosciences. Naguère étudiée par les sciences psychiques et aujourd’hui par la parapsychologie sous l’appellation OBE, elle semble se réduire en une explication mécaniste de nature uniquement cérébrale. Si cet éclairage a l’avantage de donner une soudaine légitimité à un phénomène longtemps jugé marginal car peu concevable, il peut néanmoins être situé dans le cadre général de l’héautoscopie dont il serait une modalité particulière, en lien avec une situation de confrontation au réel de la mort. Il relève ainsi des phénomènes spéculaires et permet de vérifier la structure de dédoublement qui les fonde.
La question est alors celle de savoir pourquoi l’actualité semble révéler une « niche écologique » (Hacking) pour la « sortie du corps ». De quel corps s’agit-il ici ?
Pascal Le Maléfan est docteur en psychologie, psychanalyste, Professeur à l’Université de Rouen.
Yves Lignon est maître de conférences en statistiques à l’université Toulouse-Le Mirail et auteur de plusieurs ouvrages sur le paranormal.

La soi-disante « fugitivité » ( élusivité) des phénomènes psi est volontiers perçue par les sceptiques comme le parfait argument d’immunisation des croyants au psi, voilant la non-existence de ces phénomènes. Au contraire, les parapsychologues considèrent le plus souvent l’élusivité comme une fâcheuse manifestation associée aux phénomènes psi, provenant d’un manque de contrôle sur les conditions psychologiques de leur production, et en particulier du fait de facteurs inconscients ne se laissant pas totalement contrôler et prédire.
Sur le plan phénoménologique, l’élusivité des phénomènes psi apparaît de diverses manières. Elle se montre dans l’expérimentation parapsychologique, en premier lieu dans le manque de réplicabilité des résultats lors de reproduction à l’identique de protocoles. Elle peut aussi apparaître dans l’augmentation de la variance au cours des expériences, l’effet attendu oscillant de manière imprédictible. Le plus connu est l’ effet de déclin : la taille d’effet diminue lors de la reproduction de l’expérience, ou même au cours des tests. Un autre effet connu sous le nom d’« effet de déplacement » arrive fréquemment lors de l’observation de phénomènes psi spontanés : il se passe quelque chose d’autre que ce qui était attendu.
Dans le Modèle de l’Information Pragmatique (MPI), l’élusivité est comprise comme une propriété fondamentale des phénomènes psi, qu’aucune astuce dans le protocole expérimental ne peut permettre d’éviter. Dit autrement, il n’est pas possible par principe de saisir un phénomène psi avec une mesure d’une précision totale. Ce problème s’explique par la complémentarité dans la structure des systèmes psycho-physiques à la base des phénomènes. Dans la « théorique quantique faible » (Weak Quantum Theory), ceci est exprimé par l’axiome NT selon lequel les corrélations intriquées ne peuvent pas être utilisées pour transmettre un signal. Avec l’aide du MPI, plusieurs prédictions qualitatives et quantitatives peuvent être faites sur les effets de déclin et de déplacement qui sont étonnamment bien confirmées par les données empiriques de la parapsychologie (méta-analyses et analyses de cas spontanés). Il en découle que non seulement l’élusivité n’est pas un argument d’immunisation, mais encore que les phénomènes psi existent vraiment. Sauf qu’ils n’ont pas les caractéristiques espérées par certains, et craintes par d’autres.
Comme tout modèle efficace, le MPI peut s’appliquer avec succès dans la pratique quotidienne (de la consultation parapsychologique). Plusieurs exemples d’applications seront détaillés, et un séminaire le lendemain portera sur la parapsychologie clinique.
Walter von Lucadou est physicien et psychologue, directeur du Service de Consultation Parapsychologique à Freiburg et membre du Comité d’Honneur de l’IMI. Il animera également un séminaire SOS-PSEE le samedi 15 novembre de 13h à 17h. Ce séminaire est réservé aux professionnels de la santé mentale et aux étudiants en médecine ou psychologie. Le tarif est de 65€ pour un professionnel, et de 25€ pour un étudiant. Réservations à secretariat@metapsychique.org, dans la limite des 30 PLACES DISPONIBLES.
Quelques références :
Lucadou, W.v. (2000) : "Hans in Luck - The Currency of Evidence in Parapsychology", The Journal of Parapsychology , Vol. 64, December 2000, pp. 181-194.
Lucadou, W.v., Zahradnik, F. (2006) : "Predictions of the Model of Pragmatic Information about RSPK" (Traduction française). Paper for the Parapsychological Association Convention 2004, Abstracts of Presented Papers from the Parapsychological Association. Journal of Parapsychology 69, 31-32.
Lucadou, W.v., Römer, H., Walach, H. (2007) : Synchronistic Phenomena as Entanglement
Correlations in Generalized Quantum Theory. Journal of Consciousness Studies, 14, No.4, pp. 50-74.
Frauke Zahradnik, Walter v. Lucadou (2008) : "Counselling in case of extraordinary experiences", in : E. Bauer & W. Kramer : Book on Expert-Meeting on Clinical Parapsychology at Naarden.
En tant que discipline scientifique, la parapsychologie se développe de plus en plus aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, au Brésil, et à d’autres pays. Pourquoi la France passe-t-elle sous silence les questions passionnantes soulevées par la parapsychologie sur la nature humaine ? Ce silence se justifie-t-il par un manque de preuves scientifiques ou est-il plutôt le reflet de freins historiques ? Quelles ouvertures faut-il envisager pour sortir de l’impasse actuelle et élargir notre conception de l’homme ?
En juin 2007, les éditions Terre de Brume ont réédité Science-fiction et soucoupes volantes, paru en 1978, et épuisé depuis longtemps. J’ai conservé le texte original, mais je l’ai augmenté d’une préface d’une cinquantaine de pages et d’une iconographie inédite.
Si j’ai tenu à remettre en circulation ce texte vieux de trente ans, c’est qu’à mes yeux le problème auquel il s’attaque n’est plus guère pris en compte dans les débats actuels, alors qu’il conditionne notre compréhension du phénomène ovni.
Pour comprendre mon propos, il faut situer le contexte de ce livre. Je l’ai écrit entre 1975 et 1977, c’est à dire en en pleine apogée de l’ufologie classique. L’idée prédominante était alors que la phénoménologie soucoupique transcende par son étrangeté tout ce que les hommes ont pu imaginer dans le passé. Les calages de moteurs, les téléportations, les faisceaux courbes ou tronqués, les examens médicaux, les contacts psychiques, les dématérialisations, les accélérations foudroyantes, tout cela, pensait-on, constituait des nouveautés absolues dont on aurait bien été en peine de trouver la trace dans les productions imaginaires antérieures de l’humanité.
Ma conférence se compose de deux parties distinctes. Je prouverai d’abord la coïncidence SF-SV par des documents visuels. Je montrerai ensuite les interprétations que ce constat suggère, et me demanderai comment l’ufologie peut le surmonter sans tomber dans le réductionnisme. Je reviendrai aussi sur le lien que j’avais établi en 1978 entre les ovnis et les phénomènes paranormaux.
A l’occasion de la parution de son nouveau livre, Les miracles de l’esprit : qu’est-ce que les voyants peuvent nous apprendre ? (Les Empêcheurs de Penser en Rond / La Découverte, janvier 2011), Bertrand Méheust viendra poursuivre son travail de réflexion sur les liens à faire entre voyance et mémoire qu’il avait exposés lors d’un workshop à l’IMI en février 2010, alors que son livre était encore en chantier. Il indiquait alors que plus on réfléchit à la voyance (ou « métagnomie »), et plus on réalise qu’elle fonctionne comme une dimension étendue de la mémoire. Ce constat est lourd d’implications historiques et épistémologiques, que Bertrand Méheust évoquait en faisant jouer ce que les philosophes appellent un « cercle herméneutique » : la conception antique de la mémoire peut être revisitée à la lumière des découvertes de la parapsychologie moderne ; mais inversement la parapsychologie moderne est interpellée par la conception antique de la mémoire.
Maintenant que l’ouvrage paraît, Bertrand Méheust revient sur son parcours, sur les parties qu’il a dû sacrifier, sur les problèmes rencontrés, sur les pistes qui restent à explorer...
Le Conférencier
Bertrand Méheust est professeur de philosophie, sociologue et membre du Comité Directeur de l’IMI. En 1999, sa thèse est publiée par Les Empêcheurs de Penser en Rond sous la forme de deux gros livres totalisant 1200 pages, Somnambulisme et Médiumnité. Un pavé dans la mare des controverses autour de la parapsychologie, mais aussi de la psychologie tout court... Vaste étude érudite, son livre retrace l’histoire des recherches, des théories et des concepts engendrés autour de la question des potentiels cachés de l’être humain depuis la fin du XVIIIème siècle.
L’IMI a reçu Alejandro Parra, président de l’Instituto de Psicologia Paranormale d’Argentine que vous pouvez découvrir à l’adresse http://www.alipsi.com.ar
Alejandro a tenu une conférence sur les travaux de l’Institut en matière de parapsychologie clinique, c’est-à-dire la prise en charge psychologique des personnes affectées par leurs vécus parapsychologiques.
L’IMI est heureux d’accueillir le physicien Emmanuel Ransford, auteur de La nouvelle physique de l’esprit : une nouvelle science de la matière, ouvrage paru au printemps 2007 aux éditions du Temps présent, collection "Champ Limite". Sa conférence portera sur une interprétation de la physique quantique fondée sur la notion de psychomatière. Cette nouvelle approche de la physique permettrait notamment, selon Emmanuel Ransford, de mieux comprendre le cerveau conscient et d’offrir un début d’explication à certains phénomènes dits "paranormaux". L’exposé sera accessible à un public large et non spécialisé.
Aimé Michel, qui nous a quittés en 1992, est surtout connu comme un des pionniers de l’ufologie mais a aussi contribué à faire connaître la parapsychologie au grand public. Il est l’auteur de travaux originaux sur les mystiques et sur les calculateurs prodiges, mais la dimension prophétique et philosophique de son œuvre reste encore méconnue. En 2008, Jean- Pierre Rospars, chercheur en neurobiologie, et Bertrand Méheust, professeur de philosophie, se sont attachés à nous la restituer dans deux ouvrages parus aux Editions Aldane, La clarté au coeur du labyrinthe et L’apocalypse molle. Ils viendront à l’IMI évoquer la figure exceptionnelle de l’homme qu’ils ont connu et résumer les grands thèmes de sa pensée. Ils s’efforceront de montrer en quoi elle a devancé les grandes questions de notre temps.
Les conférenciers
Jean- Pierre Rospars, docteur ès sciences en neurobiologie, directeur de recherches, est l’auteur de 70 articles parus dans des journaux professionnels (tels que Journal of Neuroscience, PLoS Computational Biology etc.) et de nombreuses communications dans des congrès internationaux. Ses travaux en neurobiologie s’inscrivent dans une recherche plus large sur l’évolution de la vie et de la pensée. Il est membre de la Société Française d’Exobiologie. De 1977 à 1983, il a été collaborateur du groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non- identifiés du CNES, pour lequel il a réalisé plusieurs études, et depuis 2006 il est membre du Collège d’Experts du GEIPAN. En 2007, il a résumé quelques-unes de ses idées sur l’étude des ovnis dans un article, paru dans la revue belge Inforespace, intitulé " Un échec de la science ? ".
Bertrand Méheust est professeur de philosophie, sociologue et membre du Comité Directeur de l’IMI. En 1999, sa thèse est publiée par Les Empêcheurs de Penser en Rond sous la forme de deux gros livres totalisant 1200 pages, Somnambulisme et Médiumnité. Un pavé dans la mare des controverses autour de la parapsychologie, mais aussi de la psychologie tout court... Vaste étude érudite, son livre retrace l’histoire des recherches, des théories et des concepts engendrés autour de la question des potentiels cachés de l’être humain depuis la fin du XVIIIème siècle.
Docteur en psychologie et psychanalyste, Djohar Si Ahmed est membre du Comité Directeur de l’IMI, auteur de Comment penser le paranormal, Psychanalyse et Champs Limites de la Psyché », Ed. L’Harmattan, 2006. Considérant les expériences "paranormales" comme une donnée de la vie psychique, Djohar Si Ahmed présentera cet aspect insolite et pourtant fondamental de l’existence à travers différents exemples cliniques : télépathies, prémonitions et psychokinèses survenant dans la vie quotidienne, en psychothérapie dans le cadre analytique ou encore de façon provoquée lors des « Groupes d’Entraînement à la Télépathie ». Djohar Si Ahmed exposera également les développements actuels de la parapsychologie clinique après le récent symposium international auquel elle a participé et qui réunissait des experts de nombreux pays sur ce thème de recherche.
L’IMI a accueilli pour la première fois en France l’un des initiateurs du Remote viewing, Stephan Schwartz. Si son nom reste encore peu connu du grand public, les connaisseurs avertis du domaine savent ce que la parapsychologie doit à cet homme au profil atypique et inclassable.
A la fois scientifique et philosophe, éditeur et écrivain, Stephan Schwartz a été aussi bien Assistant Spécial du chef des opérations navales des Etats Unis, que chargé des discours politiques de personnalités de premier plan, ou encore membre du Comité directeur du programme d’échanges américano-soviétiques. Un éclectisme et une ouverture de capacités typiquement anglo-saxonne. Il est plus particulièrement connu en Europe pour avoir été l’initiateur de surprenants programmes de recherches archéologiques, où il était fait appel à des sujets psi dans le cadre de fouilles archéologiques. Le plus célèbre de ces épisodes a produit le livre Le projet Alexandrie, (Sand, 1985), où Schwartz relate comment la parapsychologie a été employée pour déceler les limites de l’ancienne cité d’Alexandrie (à lire également sur notre site, la traduction française de son article : "ESPD Blue")
Sur l’invitation de Mario Varvoglis, Stephan Schwartz est venu présenter à Paris un bilan des réussites de la technique du Remote viewing, ses réalisations et ses applications actuelles.
C’est à l’approfondissement du Remote Viewing que Schwartz a consacré, le lendemain, un atelier pratique où il a proposé aux participants de faire plus ample connaissance avec les notions et les techniques de cette méthode.
Pour Schwartz, la vision à distance, à la façon des expériences d’inspiration géniale, des NDE ou des états mystiques, ouvre à la "conscience non-locale". A son avis, la meilleure représentation qu’on puisse en donner est celle d’un yoga mental, d’une ascèse de l’esprit. Son atelier se fonde sur 35 ans de recherches de laboratoire et de terrain. Les techniques qu’il présente ont été testées à maintes reprises, et se sont révélées susceptibles de permettre à tout un chacun de s’ouvrir à l’expérience de la "conscience non-locale". Celle-ci touche à des capacités aussi diverses que la télépathie, la précognition, l’autodiagnostic intuitif et l’auto-guérison. L’atelier a présenté les conditions générales de la technique, puis a permis aux participants d’en faire l’expérience concrète.
Stephan Schwartz a présenté la bio-psychokinèse et la guérison psychique, c’est à dire la possible influence de l’esprit sur des organismes biologiques.
A la fois scientifique et philosophe, éditeur et écrivain, Stephan Schwartz a également été Assistant Spécial du chef des opérations navales des Etats-Unis. Un éclectisme et une ouverture typiquement anglo-saxons.
Il est plus particulièrement connu en Europe pour avoir été l’initiateur de programmes de recherches archéologiques faisant appel à des sujets psi. La plus célèbre de ces recherches a été décrite par Schwartz dans un ouvrage intitulé « Le projet Alexandrie » (Sand, 1985). Il était d’ailleurs déjà intervenu sur ce thème l’année dernière à l’IMI.
Schwartz a également effectué des travaux sur la psychokinèse, et en particulier sur l’influence de magnétiseurs sur l’eau. Dans sa conférence du 15 décembre, il a présenté un état des lieux dans le domaine des travaux de laboratoire sur la bio-psychokinèse et sur les applications cliniques, dans les hôpitaux, de la guérison psychique.
Schwartz a approfondi ces réflexions, le 16 décembre, par un atelier pratique dans lequel il a proposé aux participants de faire plus ample connaissance avec des notions et des techniques de guérison psychique.
Remarqué pour son livre, Une critique de la raison matérialiste : l’origine du vivant, co-écrit avec Michel Lefeuvre (éd. L’Harmattan, coll. « Sciences et société », 2003 ; disponible en partie sur le site www.philothema.com), Michel Troublé apporte une touche révolutionnaire à la physique. Il démontre expérimentalement l’impossibilité de la fabrication de robots véritablement autonomes, et dissèque ensuite cette notion d’autonomie qui serait propre aux êtres vivants. Mais sa démonstration, d’abord restreinte au monde de l’intelligence artificielle, trouve des prolongements dans de nombreux domaines scientifiques. C’est une critique de fond portée aux conceptions matérialistes : dans ce livre, les auteurs affirment que hors du champ d’intervention du sujet de connaissance, l’objet de connaissance se trouve dans un état ’confusionnel’ où il peut être à la fois et en même temps ’ici’ et ’là’. La matière ne se suffit pas à elle-même pour qu’existe un univers sortant de cet état confusionnel. Ainsi, le matérialisme n’explique pas la présence d’êtres vivants ordonnés dont certains même sont dotés de la capacité de penser.
Le travail de Michel Troublé ne concerne qu’indirectement la parapsychologie. Loin des interprétations « créationnistes » ou « spirituelles », Michel Troublé se contente de reformuler opérationnellement des questions actuelles. Docteur es sciences et actuellement directeur scientifique d’une société de recherche en robotique et en intelligence artificielle, il conjecture, à la suite du mathématicien von Neumann, l’existence d’un opérateur « non-physique » qui constituerait une solution à ces énigmes.
Les résultats heureux de l’utilisation de l’hypnose, par un médecin de campagne des environs de Nancy, Antoine-Auguste Liébault, retinrent, vers la fin du XIX° siècle, l’attention, en particulier, de quelques universitaires de cette ville. Ceux-ci suscitèrent des disciples que l’on réunit sous l’appellation d’“Ecole de Nancy”, bien qu’ils eussent des intérêts divers : thérapeutiques pour Hippolyte Bernheim, professeur de clinique médicale, du point de vue criminel pour Jules Liégeois, professeur de droit, physiologiques et psychologiques pour Henri Beaunis, professeur de physiologie.
Un sujet favori de ces savants était une jeune fille, Camille Simon, qui, plus tard, s’établit à Nancy comme voyante. Devenue Madame veuve Hoffman, elle acquit la célébrité en 1914, en révélant qu’un industriel de Landernau, qui avait disparu, avait été assassiné et en indiquant l’endroit précis où l’on trouverait son cadavre. Cette révélation déclencha une polémique dans la presse, mais aussi entre Hippolyte Bernheim et Henry Beaunis.
Néanmoins, la notoriété de madame Camille la fit inviter, en 1916, par les Annales des sciences psychiques, profitant de sa présence à Paris, à des expériences qui sont relatées dans la revue.
Marcel Turbiaux est psychologue, rédacteur en chef du Bulletin de Psychologie.
Une multitude de témoignages laisse penser que nous avons occasionnellement accès à des informations liées à un événement futur, informations qui ne pourraient pas être déduites, même inconsciemment, des données sensorielles existantes ou de la mémoire.
Jusqu’à tout récemment, la réaction scientifique à cette possibilité était fortement sceptique, voire hostile. Mais la situation commence à changer avec la multiplication des expérimentations contrôlées sur la précognition et le pressentiment.
Cette conférence sera consacrée à ces recherches et aux implications d’un univers incluant une mémoire du futur. La possibilité que le psychisme humain soit informé non seulement de son passé et de son présent, mais aussi de son avenir, est véritablement révolutionnaire, car elle affecte notre vision scientifique et philosophique du monde et soulève une abondance d’interrogations sur le plan personnel et social.
Le conférencier
Mario Varvoglis est Président de l’Institut Métapsychique international (IMI).
Ph.D. en psychologie expérimentale, il a commencé ses recherches en parapsychologie scientifique dans les années 1970, au Maimonides Hospital Dream Laboratory (New York), où il a contribué aux premières investigations de la télépathie associée aux états modifiés de conscience. Après son doctorat, il a travaillé aux Psychophysical Research Laboratories (PRL) de Princeton, où il était parmi les principaux auteurs de l’« autoganzfeld », considéré aujourd’hui comme l’une des expérimentations phares de la parapsychologie scientifique. Il a également contribué aux investigations de micro-psychokinèse et de précognition, couplant des tests informatisés avec de nouvelles approches ludiques ; dans ce cadre, il a développé un CD-ROM, Psi-Explorer qui mettait à la disposition du public un ensemble de jeux-psi ainsi qu’un survol complet de la recherche scientifique sur les phénomènes psi.
Mario Varvoglis est actuellement Vice-président de la Parapsychological Association, l’organisme officiel de la parapsychologie internationale ; il a été également son Président en 2002. En plus de ses publications scientifiques, il est auteur de La Rationalité de l’Irrationnel (Paris : InterEditions) et co-auteur (avec Marie-Monique Robin) de l’ouvrage Le Sixième Sens : Science et Paranormal (Paris : Editions du Chêne).
1858, une jeune fille pauvre et inculte voit "cela" ("aquero") dans une grotte, au bord d’une rivière glacée qu’elle vient de traverser au péril de sa vie.
Après quelques visions, accompagnée par une foule de plus en plus grande, Bernadette, se penche vers le sol et se met en besogne d’avaler de la boue et de l’herbe parce que l""apparition" lui a demandé.
Le lendemain, une source nait au milieu de rien et, le jour même, conduit à une guérison incontestable.
De cette histoire pour le moins baroque est né un des plus grands sanctuaire de l’histoire du catholicisme.
La mère du Christ est-elle vraiment venue à Lourdes ? Est-elle responsable de ces milliers de guérisons dont 67 ont été déclarées inexplicables et théologiquement valides ?
Le conférencier
Philippe Wallon, médecin psychiatre, auteur et directeur de collection de nombreux ouvrages sur la psychologie et le paranormal tentera de répondre à ce problème qui divise encore scientifiques et croyants.

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